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Les pathologies dégénératives attaquant le cerveau constituent un véritable enjeu national pour les décennies à venir. Les malades rendus de plus en plus dépendants par la maladie perdent peu à peu toute forme d’autonomie, ce qui n’est pas sans conséquence pour leur entourage. Qui plus est, cette dépendance a un coût insoutenable pour les familles comme pour la société. Le placement long séjour à l’hôpital public nécessite de débourser plus de 3 000 € par mois et le maintien à domicile en coûte plus de 10 000. Au niveau national, on estime que la prise en charge de cette maladie représente d’ores et déjà un coût annuel de 19 milliards d’euros. Que ce soit pour une question de dignité des malades, d’accompagnement des familles ou de coût pour la collectivité, la lutte contre la maladie d’Alzheimer et les autres pathologies dégénératives est une véritable priorité nationale. Or, jusqu'à présent, la recherche conduite dans ce domaine souffrait encore d’un important déficit de connaissances. Une récente percée basée sur les travaux de l'institut Baulieu, ouvre aujourd'hui de nouvelles perspectives…
Créé en juin 2008 par le Professeur Étienne-Émile Baulieu, ce centre de recherche a pour vocation de financer des travaux permettant de corriger les facteurs qui causent ou accélèrent les affections du système nerveux et de mettre au point des traitements efficaces. Ainsi, depuis près de quatre ans, le professeur Baulieu et son équipe Inserm travaillent sur une approche sans précédent pour mieux comprendre, prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer et autres démences séniles.
En 1988, le professeur Michel Goedert (Cambridge, MRC) identifie la protéine Tau. Naturellement présente dans le système nerveux central, celle-ci joue un rôle important dans le bon fonctionnement des neurones. Lorsqu’elle vient à dysfonctionner, elle forme des « buissons » (« tangles ») qui perturbent alors l’activité des cellules neuronales, favorisant le développement d’Alzheimer mais aussi de plusieurs autres formes de maladies neurodégénératives (d’où le nom de « tauopathies »). Quelques années plus tard, en 1992 le professeur Baulieu découvre un composé naturel, l’immunophiline FKBP52, dans le cadre des recherches qu’il mène sur les stéroïdes du système nerveux. Mais si lui et son équipe réussissent à mettre en évidence et à cloner cette protéine, ils ne parviennent pas alors à en élucider la fonction. En 2010 pourtant, l'institut Baulieu effectue une percée fulgurante en mettant à jour l'interaction entre les protéines Tau et FKBP52. Cette dernière, en diminuant de façon décisive l’action toxique des formes pathologiques de la protéine Tau (d’où l’effet « anti-Tau »), ouvrirait la voie à des traitements précoces pouvant enrayer les maladies neurodégénératives du cerveau telles qu’Alzheimer. Grâce aux soutiens de généreux mécènes, l’hypothèse fondatrice de cette approche a pu être vérifiée en un temps record et les résultats des travaux accomplis pendant ces deux années permettent aujourd’hui d’envisager la protéine FKBP52 comme un nouveau marqueur biologique de ces maladies.
Publiés fin janvier 2012 dans le Journal of Alzheimer’s Disease, les premiers résultats confirment tous l’hypothèse de base publiée début 2010 quant au rôle modulateur et potentiellement protecteur de la protéine FKBP52 dans les démences séniles. Aujourd'hui, les associés du Pr Baulieu cherchent à présent, sur la base de ces observations, à traiter et même à prévenir le développement de la maladie d’Alzheimer et d’autres tauopathies. L’insuffisance de FKBP52 observée dans le cerveau pourrait ainsi être corrigée par la stimulation pharmacologique de l’activité anti-Tau. Le dosage de FKBP52 dans les liquides biologiques (liquide céphalo-rachidien ou sang) permettrait quant à lui d'examiner si un taux abaissé de cette protéine peut indiquer un risque accru de développement d’une maladie neurodégénérative chez certains individus. Grâce à un tel test prédictif, les patients pourraient ainsi recevoir un traitement précoce, avant même le développement de signes cliniques inquiétants.
Pour mener à bien ses travaux, faire avancer la recherche et mettre au point des traitements préventifs et curatifs, le professeur Baulieu et son équipe ont besoin d’environ un million d’euros par an pendant cinq ans. Une goutte d’eau dans l’océan lorsque l’on sait que retarder, ne serait-ce que d’un an, l’entrée dans la dépendance de 10 % des malades économiserait 1 milliard de dépenses pour notre seul pays ! Les dons sont à adresser à l’institut Baulieu. Ils ouvrent droit à des déductions fiscales. Ainsi, pour les personnes physiques, la déduction du montant de leur impôt sur le revenu est égale à 66 % de leur don. Et pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, la déduction est égale à 60 % des dons de l’exercice.
www.institut-baulieu.org
Source : www.institut-baulieu.org
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Certains comparent les amateurs de chewing-gums à des ruminants. Ils seraient pourtant moins critiques s’ils savaient que ces gommes à mâcher aident à augmenter les capacités intellectuelles. Serge Onyper, un professeur en psychologie new-yorkais, a persuadé plus de 200 étudiants de mastiquer avant ou pendant un examen. D’autres élèves ont dû, eux, se passer de ce précieux soutien : les meilleurs résultats ont été obtenus par le groupe qui avait utilisé un chewing gum cinq minutes avant le début du contrôle. Selon Serge Onyper, la mastication produirait un afflux de sang vers le cerveau, ce qui favoriserait la mémorisation… du moins pendant quelques minutes. Par contre, mâcher pendant un examen s’avère contre-productif, « les ressources de l’organisme étant partagées entre le processus de mastication et l’exercice cognitif ».
M.C.
L'été terminé, certains affichent encore un teint hâlé grâce à des séances d'UV répétées. Pourtant, les cabines de bronzage augmenteraient de 75 % le risque de mélanomes et accéléreraient le processus de vieillissement de la peau. Alors pourquoi se faire du mal ? Une récente étude explique que l'exposition fréquente aux UV créerait une forte dépendance qui conduirait l'individu à continuer à se faire dorer, malgré les dangers. Bronzé donc drogué ?
Pendant vingt-trois ans, une petite communauté de l'Équateur – majoritairement victime de nanisme – a fait l'objet d'une étude sérieuse menée par des biologistes qui ont attentivement observé leur état de santé : aucun d'entre eux n'a été touché par le cancer ni même le diabète. Et si le secret du « bien vieillir » était seulement d'être petit ?
Selon une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine Johns Hopkins auprès de 639 personnes âgées de 36 à 90 ans, le vieillissement et la perte de l’audition augmenteraient le risque de sénilité. En effet, sur une période de dix ans, les auteurs de l’étude ont pu constater que chez les participants de 60 ans et plus, 36,4 % du risque de démence était lié à une perte de l'ouïe. Les chances de développer la maladie d'Alzheimer s'élèvent également de 20 % à chaque fois que l'acuité auditive s'abaissent de 10 décibels.
/www.hear-the-world.com/fr/
Réputés pour leurs bienfaits antivieillissement, les antioxydants auraient aussi des propriétés contraceptives ! D’après une étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ces substances – que l'on trouve notamment dans les fruits – réduiraient l'efficacité de l'ovulation et donc de la fertilité.