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L'ABC de l'allergie au lait

Pour le bien-être de notre organisme et la santé de nos os, le calcium est indispensable. Mais lorsqu'on souffre d'une allergie aux protéines de lait de vache, difficile de revoir son alimentation et d'éviter les carences.

De notre naissance à la retraite, lait, yaourts, fromages et autres laitages font partie de notre alimentation quotidienne. En fournissant les quantités de calcium nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, les produits laitiers nous aident à bien grandir mais aussi à vieillir sereinement. Alors, lorsqu'une allergie nous empêche d'en consommer, c'est la croix et la bannière pour éviter les carences.


Rare chez les adultes, plus fréquente chez les enfants

L'allergie au lait, ou plutôt l'allergie aux protéines de lait de vache (APLV), est une affection rare chez les adultes, qui sont en fait plus souvent sujets à l'intolérance au lactose. En revanche, chez les bébés, l'APLV est plus courante : environ 3 % des nourrissons en souffriraient, surtout avant leurs 6 mois, même si l'allergie disparaît généralement vers l'âge de 3 ans.

Parfois très grave, cette réaction allergique oblige ses victimes à revoir leur régime alimentaire de A à Z en évitant tout laitage. Cette contrainte quotidienne est relativement simple pour les adultes, mais, chez les enfants, notamment chez les nouveau-nés qui ont besoin de consommer ces produits, c'est une autre paire de manches. Heureusement, de nombreuses alternatives existent…


Le jargon médical expliqué

Pour bien comprendre ce qu'est l'APLV, il faut savoir qu'il en existe deux formes. La première, dite « IGE-médiée », engendre des symptômes immédiats, en l’occurrence quelques minutes ou une à deux heures après l'ingestion d'un laitage. Une toux, de l'urticaire, des vomissements, des œdèmes etc. peuvent alors apparaître et surtout entraîner un choc anaphylactique potentiellement mortel.

L'APLV non IGE-médiée, elle, induit des réactions retardées. Dans ce cas, les symptômes sont souvent chroniques et d'ordre intestinal (diarrhée, ballonnements, reflux gastro-œsophagien…) ou dermatologique. Mais quel que soit le degré de gravité de l'allergie, la seule solution consiste à éviter les laitages et tous les produits dérivés du lait. Ce qui n'est guère une mince affaire au quotidien…


À la recherche du calcium

Les bébés et les enfants allergiques aux protéines de lait de vache doivent à tout prix bannir les produits laitiers, même ceux à base de lait de chèvre ou de brebis, car leur composition est très proche de celle du lait de vache. Pour les nourrissons qui ont absolument besoin de calcium, il existe des hydrolysats de protéines de lait, la plupart du temps disponibles en pharmacie, qui leur permettront de ne pas avoir de carences.

Chez les adultes et les jeunes enfants, le lait de vache peut bien sûr être remplacé par des laits végétaux (amande, soja…), mais c'est avant tout en puisant dans d'autres aliments du quotidien que les allergiques auront leur dose de calcium. Les sardines (même en boîte), le hareng, les épinards, le brocoli ou encore les haricots verts sont ainsi des sources insoupçonnées de calcium. N'oublions pas non plus les eaux minérales, toujours là pour prêter main-forte à notre organisme !


Allergie ou intolérance ?

Attention à ne pas confondre l'APLV avec l'intolérance au lactose. Cette substance est en effet le principal sucre du lait, composé de deux molécules : le glucose et le galactose. Pour que le lactose soit digéré par notre organisme, nous avons besoin de la lactase, une enzyme qui sépare ces deux molécules.

Ainsi, lorsque cette dernière est insuffisamment présente dans l'organisme, le lait ne peut plus être digéré correctement. L'intolérance au lactose engendre alors des désordres intestinaux et parfois des douleurs articulaires et musculaires.

M.K.

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A.S.


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